updated 8:25 PM CEST, Apr 25, 2016

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Une pétition pour l'égalité salariale

15-12-2015 REDACTION - avatar REDACTION

Force est de constater que le nouveau Conseil fédéral ne montre pas l’exemple en matière de représentation homme/femme et reste en retrait en matière d’égalité salariale. Sa proposition, actuellement en...

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Salope!, l'expo

21-12-2015 Nathalie Brochard - avatar Nathalie Brochard

L’Université Libre de Belgique vient de proposer une exposition consacrée au mot « Salope ! ». Chargé de sens divers, il recouvre une histoire des pratiques sociales, culturelles et des représentations, des fantasmes...

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Genre&Féminismes

Une pilule pour doper la libido féminine…

10-12-2015 Andrée-Marie Dussault - avatar Andrée-Marie Dussault

Les sociétés pharmaceutiques rivalisent d'ardeur pour mettre sur le marché une pilule qui stimulerait le désir sexuel chez les femmes. Sprout Pharmaceuticals a déjà obtenu le feu vert pour la...

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Controverse autour du dépistage

 

Suite à l’annonce faite par la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer du sein d’élargir le dépistage aux femmes de 70 ans et plus, la controverse récurrente autour de la prévention a ressurgi. Différents professionnels de la santé ont réagi dont Rina Nissim, naturopathe, qui écrit ce texte que l’émiliE publie ici :

"La mammographie encore, et la vraie prévention c’est pour quand?

Elargir la mammographie gratuite aux femmes de 70 à 74 ans, est-ce une bonne nouvelle ?

Rendre la mammographie de dépistage plus accessible tend à diminuer la différence entre les riches et les pauvres, cela part donc d’une bonne intention. Par contre, la mammographie ne diminue pas vraiment la fréquence du cancer du sein, elle l’augmente même légèrement. En effet, on sait depuis de longues années qu’il y a 10% de faux positifs avec cette technique de dépistage. C’est-à-dire qu’on dénombre plus de cancers du sein chez les femmes qui font des mammographies régulièrement  – 10 % de plus - que chez celles qui n’en font pas. Cette différence est due pour une toute petite partie aux rayonnements, la plupart des autres cas sont des tumeurs qui, non diagnostiquées, n’auraient pas évolué. Pour le centre Cochrane de Copenhagen au Danemark (Gotzsche 2001, 2012) la mammographie de dépistage ne réduit pas l’incidence des cancers graves et n’a pas d’effet sur la mortalité. En revanche, le dépistage transforme des femmes en bonne santé en patientes cancéreuses, augmente le nombre de biopsies et d’opérations, suivies de traitements dévastateurs (chimio, radiothérapie) pour des tumeurs qui n’auraient pas mis la vie des femmes en danger. Une étude grenobloise récente révèle un pourcentage de faux positifs encore plus élevé (Dores et Seigneurin 2011).

En matière de dépistage et de diagnostic, il y a des examens moins nocifs comme l’échographie.

Il y en a aussi qui ne parviennent pas à entrer dans le marché, telles que l’échographie ductale et la nouvelle thermographie. Pourquoi ne peut-on pas bénéficier de ces moyens et quels sont les enjeux financiers ?

Quant à l’autopalpation, on dissuade les femmes de la pratiquer, sous prétexte que cela génère de l’angoisse. C’est pourtant un moyen de dépistage simple, économique, que l’on peut faire tous les mois et qui est dans les mains des femmes. Les soignant-e-s s’en remettent de plus en plus aux examens et ne font guère de palpations, sans parler de l’enseigner.

Si on fait le parallèle avec le cancer de la prostate chez l’homme, les programmes de dépistage précoce peinent à entrer dans la pratique, parce qu’il y aurait également trop de faux positifs et que les hommes sont beaucoup moins collaborants quand il fait supporter des biopsies et des traitements invalidants.

L’autre problème est que l’Etat se gargarise de faire de la «prévention» en soutenant ce type de programme, alors que son engagement dans la vraie prévention, appelée pudiquement prévention primaire, est nul. C’est comme s’il fallait s’habituer à vivre avec le cancer et ses traitements dévastateurs. Une véritable prévention serait de travailler sur tous les co-facteurs qui entrent en ligne de compte dans le cancer du sein : la qualité de l’air, de l’eau et des aliments, la présence de xéno-oestrogènes, appelés aussi perturbateurs endocriniens, entre autre. On sait que plus l’exposition à ces toxiques commence tôt dans la vie, plus ils sont nuisibles. La puberté commence de plus en plus tôt chez les filles et la qualité du sperme baisse chez l’homme, mais circulez, il n’y a rien à voir, l’Etat fait déjà beaucoup pour le dépistage et le traitement. On peut ne pas commencer la pilule trop jeune et ne pas la prendre pendant trop d’années, on peut éviter les cosmétiques bourrés de parabens. Mais le drame est qu’il y a des choses qui ne dépendent pas de choix individuels et qui sont impossibles à résoudre sans les décisions politiques. Entre 2004 et 2007, le nombre de cancers du sein a diminué chez les femmes ménopausées en raison de la baisse des prises d’hormones de substitution. C’est une excellente nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est que le nombre continue d’augmenter chez les femmes jeunes. Une étude, à l’initiative du réseau cancer du sein à Genève, devait être lancée entre Vaud et Genève pour identifier ces co-facteurs. Le soutien de l’Etat de Vaud était acquis, mais Genève n’a pas suivi. L’étude se fera à Paris et à Milan. Dans quelques années, nous aurons tout de même les résultats.

Quand des cellules «déconnent» dans notre organisme, le plus souvent elles sont détruites et évacuées par notre intelligence cellulaire. Il est urgent de comprendre ce qui sape et ce qui soutient notre système immunitaire. Cela est valable à tout âge.

Note : on ne peut pas étendre la mammographie de dépistage chez les femmes de moins de 50 parce que leur seins sont trop denses et qu’on n’y voit rien à la mammographie (en plus cela fait mal)."